Une Lyonnaise s'est aperçue que l'un de ses anciens employeurs n'avait pas cotisé pour sa retraite pendant quatre ans. (illustration) (Pixabay / Van3ssa_)
« C’est comme si je n’avais pas travaillé du 1er avril 1985 au 31 décembre 1988 » . Christel, une Lyonnaise qui doit prendre sa retraite le 1er juin prochain, est désabusée. Elle a expliqué au Progrès que l'un de ses anciens employeurs n'avait pas payé les cotisations retraite pendant plusieurs années.
« J’ai travaillé 4 ans pour rien » , peste-t-elle aujourd'hui. Comble de l'histoire : l'employeur en question était l’Assurance générale de prévoyance des cadres (AGPC), un organisme alors spécialisé dans la gestion des retraites complémentaires.
« Pas de cotisations, pas de droits »
La future retraitée est sans solution. En effet, le délai de prescription pour une action de recouvrement de cotisations non réglées est de cinq ans, précise le quotidien régional. Une mauvaise nouvelle confirmée par Marylin Vilardebo, présidente d’Origami and Co, une société d’expertise des droits à la retraite. « Pas de cotisations, pas de droits ! (...) Si les cotisations figurent sur le bulletin de salaire, on peut arriver à régulariser, mais dans le cas contraire, il n’y a pas grand-chose à faire » , explique cette spécialiste de la question au Progrès .
La société AGPC n'existe plus, elle a fermé en 1992. Cristel ne pourra certainement jamais récupérer les droits à la retraite correspondant à ces quatre années de travail lorsqu'elle avait une vingtaine d'années.
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